Chacune de nos rencontres resserrait la trame du tamis à travers lequel ne pouvaient plus s’écouler les impudiques concrétions de l’intime. L’une après l’autre elles piégeaient les schismes, les événements de ma vie personnelle. Je souhaitais les tenir secrets. Les nombreuses tentatives de confidences en éludaient l’essentiel dans une herméneutique aride, exsangue de fantaisie... Immanquablement Je parlais par énigme, rébus tout en étant soucieux de la vérité, préoccupé à la dire toute, en quête constante de sincérité et d’authenticité.
Se résigner, c’est déclarer forfait, être vaincu. Mais il y a des résignations qui ne marquent pas la fin des combats. C’est un retrait momentané, une prise de distance d’où je mesure la force de l’adversaire et le tiens en estime. Ma persistante, mon inconsistante ténacité et mes résistances involontaires m’empêchent de prendre la mesure de sa témérité à remporter, sinon la guerre, au moins la bataille engagée. Précédemment, dans un temps pas si lointain, avec l’insouciance, optimisme déviant, m’estimant assurément meilleur stratège, j’esquivais les coups de l’opposant. Je le raillais de manquer sa cible. A tord comme la suite le montrera. Sous-estimer la puissance de l’ennemie expose mon insuffisance tactique. Une trop grande confiance dissimule le manque de préparation, comme l’aveu indicible car inavouable, sinon j’aurais la faiblesse d’être vaincu d’avance, que je n’ai pas d’autres recours. Je m’en remets à ma bonne étoile. La destinée
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||