Lundi 26 mai 2008

Depuis le 14 mai j’ai ouvert un blog, « Excès de soi sans ailes », à la mémoire de Françoise.  J’aime imaginer le plaisir d’être lu par des personnes que je ne connais pas et que je ne rencontrerai sûrement jamais. Ce sont ces inconnus que j’invite à devenir mes familiers. C’est avec eux que je partage des morceaux de vie s’ils choisissent de me lire.  Ils auront pour mes lecteurs, la brillance, je l’espère,  l’intensité, la densité du quartz, et le mordant des bris de miroir qui refléteront des images diffractés.  

 

Chaque fois que j’ouvre ce blog soit pour y ajouter un texte, soit pour y configurer quelques nouvelles fonctions, je m’empresse d’aller voir si quelqu’un y a laissé un commentaire. J’espère souvent trouver ces mots des autres qui pourront m’aider à penser, écrire et quelque fois vivre. De manière confuse encore je ne sais pas ce que je m’autoriserai à déposer sur ce blog.  Vais-je pratiquer l’autocensure ? Alors  je  le destine aussi à mes proches – peut-être me sont-ils moins familiers ? N’écrirais-je rien qui puisse ternir l’estime que j’imagine et souhaite qu’ils ont pour moi ? Mais je rougirais quand l’un d’eux de me dire, le visage fermé ou affichant un rictus nerveux pour dissimuler une gêne évidente : « J’ai lu ton blog ». Sans retenue me mettrai-je à  nu, mû par une impulsion exhibitionniste ? Je limite le risque de devoir faire face aux critiques sarcastiques de ceux qui me liront et jugeront mes actes, mes pensées. Souvent eux aussi ils seront agacés à cause de mes tergiversations, de mes langueurs et ces métaphores qui s’effilochent, ces démonstrations qui embrouillent. 

 

Sur mon blog, j’ai déjà posté des poèmes, des citations, des critiques d’expositions. Je recule le moment de la publication des éléments de mon journal. Si j’ose le mettre en ligne, je lui enlève son caractère de confidentialité. Mon intimité exposée. C’est un oxymore agissant, un acting out. Tant pis pour la contradiction car elle n’est qu’apparente. Il me semble qu’en matière littéraire, comme dans d’autres peut-être, toute prise de position est un effet d’optique, de point de vue.  Sans vouloir paraître péremptoire et sentencieux il me semble  bien souvent que l’apparence des êtres, des choses tels qu’ils se laissent capter par nos regards,  révèlent  une aberration, un non-sens. Le défaut affleure à la surface de l’évidence, du lieu commun. La vérité est tapie dans l’épaisseur, le tréfonds  des liens et des agencements paradoxaux. L’ambivalence des sentiments en est l’insigne.  Je m’applique et me concentre pour rendre mes textes agréables à lire. Recevoir des commentaires sur ce qui a été c’est en quelque sorte donner un pan de réalité aux lecteurs imaginaires qui m’accompagnent toujours dans le travail d’écriture. Je leur adresse mes récits d’intimité. Dans ce « je » d’écriture,  j’essaie de percevoir la trame de ce dialogue  intimiste avec ces  anonymes qui par là même accèdent à la réalité, celle que j’imagine. La cohorte fait écho au soliloque.

 

Pour m’affranchir d’une existence morne qui cherche une issue, un dégagement… peut-être un désengagement de liens aliénants, je ne tairais rien. J’irais à rebours pour aller de l’avant. Mes textes ne seront pas toujours contemporains à leur publication. Mais ce que j’y relaterai sera toujours d’actualité. Tantôt certains épisodes auront eu une incidence majeure sur ma personnalité, tantôt d’autres m’environneront, toujours encerclé par les ondes de chocs qu’ils ont propagées. Pour me sortir de l’impasse textuelle entre l’impudeur et le censure, j’ai opté pour le pseudonyme. Paul est mon troisième prénom et François est un hommage à mon amie du lycée qui a disparu dans des circonstances tragiques. Il y a plus d’un an qu’elle a mis fin à ses jours.

 

Je me suis inscrit dans plusieurs « communautés ». Elles regroupent les blogueurs autour de centres d’intérêts. Les miennes concernent la littérature, la poésie et aussi le journal, l’autobiographie, tout ce qui se rattache à « l’écriture du Moi ». La réponse de la « communauté » gay s’est fait attendre. J’ai craint d’abord d’en être évincé car mon blog n’est pas Hot et Sexy.  Anne la modératrice propose un espace d’homosensualité, un autre néologisme qui nous invite à la tendresse et aux sentiments. La poésie et le rêve y ont cour dans cet univers par ailleurs essentiellement pornographique. Je vise forcément les sites pour les hommes car les pratiques et usages lesbiens ne me sont pas familiers. J’ai recours de temps en temps à ces lieux de sexualité virtuelle. Il est rare que s’en suive une rencontre intéressante, et plus rare encore un plan satisfaisant et généreux. Bref, je ne vais pas faire le difficile non plus car j’ai aussi à gérer mes moments de misère sexuelle.

 

 

 

par Paul-François Lesage publié dans : Journal intime communauté : Homo sensualité ..
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Mardi 20 mai 2008

L’ennemie était frêle et douce. Ses yeux bleu marine me fixèrent avec une extraordinaire bonté. Sa douceur et sa prévenance m’hypnotisèrent. Paradoxaux, nos regards ne se croisaient pas. Nous définitions sans mot dire la synchronie de nos perceptions dans le champ restreint de nos visions asymétriques qu’imprimaient nos pupilles dilatées. L’observateur, le témoin excentré, hors de l’aveu des regards échangés se laissait accroire que l’amour électrisait nos iris étirés par des sentiments calorifères, euphoriques affranchis des scories des miroitements périphériques.

 

Le  voyeur se trompe car il n’est pas ravi, absorbé par l’unicité des regards qui se font face. Il est hors de portée, en dehors de la l’éclosion de l’intime. Le voyeur s’aveugle. Il est désaxé. S’il jurait de dire la vérité de ce qu’il a vu, toute la vérité, rien que la vérité, il proclamerait la main sur le cœur  avoir été témoin d’un épanchement, d’une électrolyse. Le voyeur s’aveugle. Il s"aveugle  d’ y voir ce que l’évidence, ce trop perçu de l’observation dilettante, ne fixe plus dans son obscure chambre des mémoires. La place du tiers le retire de la dualité. Le tiers. Le pas moins un de deux qui ne feront jamais trois, pas plus qu’il ne fut un. Le tiers cet obscène spectateur qui dupe la trinité, non celle du ternaire mais la sainte. Le pas saint tiers refuse la sanctification trinitaire. Il  promeut la diabolique réitération qui désunit. L’altérité ne se rattache à aucun ego. Ce tout autre élément, petit ou grand se méprend. Il  contemple le reflet de son propre voyeurisme qu’il nomme « AMOUR » ou « DIEU »  ; comme beaucoup d’autres d’ailleurs.

Instant volé. Eternité volatile. Ce voyeur aveuglé qu'il est parce qu'ébloui  par sa propre effigie est un truisme érotique. Que d’innombrables choses ont déjà a été écrites sur l’effondrement, l’envahissement , la disparition des mondes. Les regards se figent, s’absorbent en un point exact sur des méridiens et parallèles séparés. Et cet intrus toujours s’invite. Il nous impose sa vision marginale d’un échange axial. Son regard obscène sature l’innocente intimité par d’innombrables fantasmes éculés. L’émotion l’a déserté L’amour ne peut y loger. Sans foi, sans désir  il ne tolère que la contemplation en miroir. Le spectateur sectateur hallucine ce qui ne peut être échangé car il s’impatiente de ne pas tout saisir.

par Paul-François Lesage publié dans : Poésie communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 19 mai 2008

Toutes ses oeuvres sont pour l’artiste du passé et n’ont pour lui qu’une valeur d’expérience précieuse, simple valeur de souvenir ; c’est pourquoi il peut arriver de détester une oeuvre qu’il pense avoir dépassée. Cela n’empêche pas cette oeuvre d’avoir pu être sincère, inspirée, peut être même de rester la plus sincère de toutes. Ce n’est pas ce qui compte dans son travail. L’unique gain est cette clarté croissante de sa vie à laquelle je continue à ne pouvoir donner qu’un nom : le chemin de soi-même.
Rainer Maria Rilke

Cf l'article dans la rubrique "Expo"

par Paul-François Lesage publié dans : Citations communauté : Citations et auteurs
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Dimanche 18 mai 2008

Pour les parisiens et ceux de passage, si vous jouissez d'un ciel clément je vous invite à voir ces installations dans les allés du jardin du Luxembourg, et à l'Orangerie. Il y en a de gigantesques comme la série T.O.L.E.R.A.N.CE de Philippe FERRE. Il s'inspirede personnages ou creatures de la mythologie et des religions. Un pur moment de contemplation d'oeuvres  d'art - Sculptures de plus de 2 mètres de haut -empreintes de sacralité.

 


Non loin de là  devant un des escaliers latéraux qui descendent vers le bassin  s'érige une tête en bronze poli, "Le prophète" de Louis DERBRE. Nous ne pouvez pas la manquer. Elle atteint une hauteur de 7,5 m.











J'ai beaucoup apprécié les sculptures de Philippes Seené, puissantes mais légères, esthétiques mais écorchées. Elles me  semblent  suggérer la souffrance qu'engentrent les mutations, l'angoisse, la perte. Ces sculptures massives et altières dégagent  une grande sensualité qui confinerait à l'érotisme. Mais ce sont des droïdes, des hommes-machines qui font l'expérience de l'érosion de l'être, réduit à un facteur   au service de la production mondialisée.  Est-il humain dans la souffrance ? Si tel est le cas, la sensualité n'est pas loin de reprendre son droit.  Peut-on y voir l'allégorie d'une humanité fragilisée, précarisée mais  en   devenir d'humanisation, renonçant aux mythes de la toute puissance qui cimentent les certitudes et les dictatures.







Pour illustrer le thème d’Artsénat, Jean-Marc Sicard a choisi de faire sienne cette citation de Milan Kundera : "Etre dans le vent est une ambition de feuille morte". Il accroche aux grands paulownias du jardin une multitude de rubans multicolores en toile de spi, rendant le vent visible et audible dans un environnement poétique. Cette installation fait directement référence aux arbres à prières du Tibet d'où émane l'harmonie entre les éléments, la matière et le temps. Son caractère éphémère est à l'image de nos vies, soumises aux vents de l'histoire.

 

Dans ce jardin il a beaucoup d'oeuvres contemporaines qui réjouissent les promeneurs, les grands comme les plus jeunes. Une exposition à voir aussi en famille.

par Paul-François Lesage publié dans : Critiques expo communauté : Les Troqueurs d'Art
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Dimanche 18 mai 2008

Chacune de nos rencontres resserrait la trame du tamis à travers lequel ne pouvaient plus s’écouler les  impudiques concrétions de l’intime. L’une après l’autre elles piégeaient les schismes, les événements de ma vie personnelle. Je souhaitais les tenir secrets. Les nombreuses tentatives de confidences en éludaient l’essentiel dans une herméneutique aride, exsangue de fantaisie... Immanquablement  Je parlais par énigme, rébus tout en étant soucieux de la vérité, préoccupé à la dire toute, en quête constante de sincérité et d’authenticité.

 

Se résigner, c’est déclarer forfait, être vaincu. Mais il y a des résignations qui ne marquent pas la fin des combats. C’est un retrait momentané, une prise de distance d’où je mesure la force de l’adversaire et le tiens en estime. Ma persistante, mon inconsistante ténacité et mes résistances involontaires m’empêchent de prendre la  mesure de sa témérité à remporter, sinon la guerre, au moins la bataille engagée. Précédemment, dans un temps pas si lointain, avec l’insouciance, optimisme déviant, m’estimant assurément meilleur stratège, j’esquivais les coups de l’opposant. Je le raillais de manquer sa cible. A  tord comme la suite le montrera. Sous-estimer la puissance de l’ennemie expose mon insuffisance tactique. Une trop grande confiance dissimule le manque de préparation, comme l’aveu indicible car inavouable, sinon j’aurais la faiblesse d’être vaincu d’avance,  que je n’ai pas d’autres recours. Je m’en remets à ma bonne étoile. La destinée  

par Paul-François Lesage publié dans : Journal intime communauté : Poé-vie
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Jeudi 15 mai 2008

J'humerai une grande lumière dans un lieu songe et toilé.  Les pères  en grandes pompes véloces  extraderont en  vitrines des cathares  purulents.

Néron tout en peur qu'il est, sera  épris des catins attiques. Les Flamants en chambrée à dessein lui envieront l'obscurité . 

A Thèbes orangée telle la vue de Delft sous des oriflammes mordorés,  que feras tu   ô toi Créon quand le destin implacable  transubstantifiera  le sang d'Abel, l'hôte, le frère rouge  en eau de boudin   
 



Mais borough le tubard aux grands airs a déjà trafiqué avec   le Charlot,  ce bellâtre syphilitique.  

Ô grands dieux !  C'est  comme il l'avait dit  que le Pierrot il l'a renié son jésus pour ne pas s' faire saigner. Y  s'est bien cru malin d'enfourcher ses  talons, en ajoutant son verset . "Il a bien fait".

par Paul-François Lesage publié dans : Poésie communauté : Inspirations poétiques
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Jeudi 15 mai 2008

Les lectrices et lecteurs à venir des articles de ce blog, que j'espère prochains, pourraient s'étonner d'y voir des citations nombreuses et variées. Originalement ce site est consacré au récit de vie, que l'on nomme communément, et abusivement ici en regard de sa parution sur la toile "journal intime". Mais nous en reparlerons prochainement.  Aujourd'hui je désire vous partager une longue citation de Sénéque qui explique d'elle même mon goût pour les citations. J'espère que le lecteur égaré ou celui qui a suivi un chemin balisé le menant jusqu'ici  apprécieront la justesse du propos ; et que l'un ou l'autre, ou les deux à la fois , ce qui comblerait  mon ambition au-delà de ce que je m'autorise à espérer, puissent également faire leur les recommandations de Sénèque à son jeune disciple Lucilius dans les lettres éponymes. " Je ne résiste pas à l'envie de vous donner une grande partie de la deuxième lettre. C'est plus qu'une lecture, c'est une rumination  qu'il est nécessaire pour digérer ce que je vous propose  de  déguster sans modération.  

"Ce que tu m'écris et ce que j'entends dire me donnent bon espoir à ton sujet : tu ne cours pas dans tous les sens ni ne troubles ton repos à force de changer de lieu. Une telle agitation est le fait d'une âme malade : la première preuve d'une intelligence ordonne, c'est à mon avis, de pouvoir s'arrêter et s'attarder avec soi.

Or prends garde qu'une telle lexture d'auteurs nombreux et de volumes en tout genre n'ait quelque chose d'errant et d'instable. Il faut s'attarder et  se nourrir auprès de génies choisis si tu veux en tirer quelque chose qui demeure fidèlement dans l'âme. On n'est nulle part quand on est partout. A passer toute sa vie en voyage, voici ce qui arrive : on a beaucoup de chambres d'hôtes, aucune amitié ; le même sort attend nécessairement ceux qui, au lieu de s'attacher intimement  à un génie, traversant toutes les oeuvres en se hâtant de courir.

Ils ne profitent ni ne sont assimilés dans le corps les aliments que l'on rejette aussitôt avalés ; rien n'empêche autant de recouvrer la santé que de changer fréquemment de remède ; elle ne parvient pas à ce cicatriser, la plaie où l'on ne fait qu'essayer les pansements ; elle ne reprend pas vigueur, la bouture qu'on transplante souvent ; rien n'est assez utile pour profiter au passage. Un grand nombre de livres disperse ; c'est pourquoi, comme tu ne peux en lire autant que tu pourrais avoir, il suffit d'en avoir autant que tu puisses en lire.

Mais, dis-tu, tantôt je veux ouvrir ce livre, tantôt cet autre. "Goûter à beaucoup de plats est le fait d'un estomac blasé ; lorsque ce sont des mets différents et opposés, ils souillent, ne nourrissent pas. Lis donc toujours les auteurs éprouvés, et si l'envie t'a pris de faire un détour chez d'autres, reviens aux premiers. Procure-toi chaque jour un secours contre la pauvreté, un secours contre la mort ainsi que contre tous les autres fléaux ; et quand tu auras beaucoup parcouru, choisis un seul extrait à digérer ce jour-là.

C'est ce que je fais moi aussi ; entre plusieurs textes que j'ai lus, j'attrape quelque citation. Voici celle d'aujourd'hui que j'ai trouvée chez Epicure (j'ai l'habitude en effet, de passer aussi dans le champ d'autrui, non comme transfuge mais comme éclaireur) : "C'est une chose honorable, dit-il, qu'une pauvreté joyeuse".

par Paul-François Lesage publié dans : Citations communauté : Citations et auteurs
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Mercredi 14 mai 2008

Tout occupé à mendier un souffle de sa bouche, mon amant s’est tu.
Rien de nouveau. Mais un silence de trop.
Ses lèvres se sont crispées.
Soupirs.
Je renonce une fois de plus à ce pain béni qui me gave encore et toujours, à jamais : entendre des monts de sa bouche et des montagnes surgissantes.
J’ai des mers prononcées que pas même un seul de ses cils ne rident.



Calme plat.

A Mer d’huile, amant asséché.


Nourri par cette bouillie de mots que vous ne m’avez pas tendue, j’aurais voulu qu’elle réchauffe ma trachée, lisse mes viscères. Un séisme gastrique l’aurait émiettée. J’aurais déchiqueté vos énigmes imprudentes, vos secrets de polichinel, vos reproches cruels. Je me serais repu de vos putrides babillements.

Hélas ! Hélas ! Vous ne m’avez pas nourri de ces postprandiales nausées.
Vous vous êtes tenue à l’orée du désamour.

Il en eût fallut d'abord beaucoup d’amour pour qu’elles se chargeassent en haine.

par Paul-François Lesage publié dans : Poésie communauté : L'âme du poète
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Mardi 13 mai 2008
"Il est très rare qu'un bonheur vienne se poser précisément sur le désir qui l'avait appelé."  Marcel Proust
par Paul-François Lesage publié dans : Citations communauté : Les Troqueurs d'Art
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Mardi 13 mai 2008

Au Zénith fiévreux
Mort-né
L’espoir à tes fenêtres

Opaque comme le sabre
Le modelé irradiant de tes cuisses
Arrache à la nuit ce clair-obscur indivis

L’été insolent et ses chinoiseries maladives détrempent l’écorce des saules

Juillet la sentinelle dort sur ton torse elliptique.

par Paul-François Lesage publié dans : Poésie communauté : Gros plan sur la poésie
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